DISCLAIMER: la série et les personnages ne sont pas ma propriété ! lol Sauf ceux que j'ai inventé^^
THIRD WATCH
SAISON 8
Previously on TW: lol
CHECKMATE 2/2 FINAL SEASON
A ce moment précis, l’homme rentre à nouveau dans la pièce, en colère cette fois. Il hurle que la police et en bas, que c’est de la faute du sergent et de l’inspecteur et qu’on retrouverait leur corps calcinés ! Il sort, alors et se met à courir à travers les pièces toute plus sombres les unes que les autres. On entend le bruit de sirènes, celui d’un ascenseur, suivit du cri du sergent Cruz qui appelle sa partenaire. Pour finir, un silence affreux précède le retentissement énorme d’une explosion. Les dix minutes s’étaient écoulées…
Episode 1.
TEN MINUTES
Appartement de Maurice Boscorelli 8h00 a.m
Bosco se réveilla aux alentours de huit heures. Il fut surprit lorsqu’il ne vit pas Cruz dans la cuisine car il savait qu’elle avait pour habitude de se lever plus tôt que lui. Il se dirigea alors d’un pas léger vers la chambre et ne vit que Mélina, qui dormait profondément. Prit de panique, le jeune homme se dirigea vers l’enfant et la réveilla le plus calmement possible en lui demandant si elle savait où se trouvait sa tante. La petite se frotta le visage et hocha lentement la tête en baillant. Bosco accourut vers la cuisine cette fois, pour voir si Maritza n’avait pas laissé un mot à son attention. Il sut cependant avant même de s’y rendre que ce n’était pas dans les habitudes de la jeune femme de « prévenir » au cas où elle irait quelque part. Maritza Cruz n’avait eu et n’aurait jamais besoin de la permission de qui que ce soit pour faire ce q’elle avait en tête et le sergent Boscorelli le savait. Il leva les yeux au ciel et se pinça nerveusement les lèvres en pensant au fait que Cruz lui avait encore « désobéit ». Il fut cependant extirpé de son imagination par une voix douce et pleine d’inquiétude qui disait lentement derrière lui :
« Elle est où Ritza ? »
GENERIQUE (nouveauté ! lol ça fait plus authentique)
Camelot, 9h02 a.m
Bosco prit Mélina par la main et pénétra dans le commissariat. Là, il se dirigea vers l’accueil et demanda, inquiet :
« Est-ce que le sergent Cruz est arrivé ? »
Kowalski se pencha et aperçu la petite fille qui le regardait. En souriant il lança :
« Tu fais dans la nurseries Boscorelli ? T’as enfin compris que le boulot de flic c’était pas pour toi ? »
-J’ai pas le temps de trouver les mots pour t’envoyer c.hier Kowalski ! Je repose ma question : Est-ce que Cruz est venu bosser ? »
Kowalski se tourna et cria à l’un des officier :
« Hey t’as vu Cruz ce matin ?! »
L’homme hocha la tête.
-T’as ta réponse Boscorelli ! dit-il en souriant d’un air mesquin.
Bosco ne fit pas attention et lâcha un « m.erde » assez nerveux.
« Tu dis beaucoup de gros mots ! » constata Nina.
-Ouais ! Et j’en ai appris la plupart grâce à ta tante !
-Elle est où Ritza ? demanda de nouveau l’enfant.
Bosco n’avait pas su lui répondre une heure plus tôt et il n’avait toujours aucune explication à lui fournir.
En montant les escaliers, Bosco croisa London, qui surprise de le trouver seul demanda :
-Où est Cruz Sergent ? Je suis venu de bonne heure pour qu’on parle d’un nouveau dealer !
-T’avais rendez-vous avec elle ? s’étonna Bosco.
-Oui. Répondit Elisa, en fronçant les sourcils.
-Il y a vraiment un truc qui va pas ! constata Bosco, de plus en plus inquiet. London ! Occupe toi de Mélina.
-Où est-elle ?
-Avec Kowalski ! répondit le sergent alors que l’officier descendait déjà les marches.
A ce moment précis, Mac Allister, qui se trouvait sur la passerelle cria :
-Maurice !
Bosco leva les yeux au ciel et lui lança un regard noir.
-Sergent Boscorelli. Rectifia-t-elle. Est-ce que tu as vu Mitchell ?
Bosco monta les escaliers, paniqué et demanda :
- Quoi…elle est pas à l’hôpital ?
-Deux de mes hommes reviennent tout juste de l’hôpital et ils affirment qu’il n’y avait que son ex mari.
Bosco s’approcha un peu de l’inspecteur et chuchota :
-Cruz a disparu.
Rachel mit son visage dans ses mains en assurant :
-Comme garde du corps, j’ai déjà vu mieux !
-Il faut les retrouver ! dit nerveusement le sergent, sans faire attention à la remarque de Mac. T’as forcément une piste.
-Te fais pas trop de films ! lança Rachel d’un ton un peu fatigué. On a pas grand-chose !
-Alors quoi ! Tu te fais passer pour la plus grande détective de la ville …
-Du pays ! rectifia la jeune femme.
-Ouais comme tu veux ! Et t’es même pas capable de sauver deux personnes ?!
-Je vais faire ce que je peux ! Considère que mes hommes sont déjà sur le coup !
Et alors que Rachel tournait déjà les talons, une remarque de Bosco la stoppa instantanément:
« Ouais ! Y a intérêt ! » dit-il.
Mac se retourna et demanda :
-Est-ce que c’est une menace ?!
-Un avertissement ! rectifia le sergent.
-C’est la même chose ! assura-t-elle. Mes hommes vont prendre des risques Maurice !
-Si c’est de ça que t’as peur, tu trouve l’endroit et moi je vais les chercher !
Rachel sourit et dit d’un ton mesquin :
-Arrête de te prendre pour Superman et laisses faire les grandes personnes mon chou ! Ta petite amie et ta maman te seront rendu avant que la nuit ne soit tombée !
Là, elle lui fit un clin d’œil et Bosco ne la retint pas plus longtemps afin qu’elle commence les recherches le plus vite possible. Il se tourna, inquiet vers la rembarde d ela passerelle et regarda Mélina, qui jouait avec Elisa. L'enfant ne savait ps que sa tante était peut-être en danger et c'était mieux ainsi. Bosco le savait car c'était beaucoup plus éprouvant d'être au courant, et d'être impuissant. Les deux femmes auxquelles il tenait le plus au monde en dehors de sa mère demeuraient introuvable.
********************
#ff7f00 ]Camelot, 11 : 00 a.m[/#ff7f00]
Bosco était toujours penché au dessus d’un dossier que lui avait fournit Mac. Selon elle, les malfaiteurs se planqueraient dans un quartier malfamé. Une question brûlait cependant les lèvres du sergent. Il se leva et alla dans le bureau du détective.
« Qu’est-ce que tu veux ? » demanda Rachel en levant les yeux vers lui.
Bosco s’approcha et demanda en fronçant les sourcils :
-Comment Faith et Cruz savaient où se trouvaient ces mecs ?
Mac sourit nerveusement et demanda :
-Où tu veux en venir ?
-Répond à ma question ! ordonna le sergent, qui commençait à comprendre.
-J’avais l’adresse. Marmonna-t-elle, confuse.
Bosco s’approcha dangereusement d’elle et hurla :
-Répètes moi ça ?! Ca fait deux heure que je cherche pour rien ?!
-C’était pour gagner du temps ! avoua Mac.
-Gagner du temps ? Cria Bosco. Tu te fous de moi ?! Elles sont en danger. ! C’est donc toi qui leur a donné l’adresse ?!
-A Mitchell ? Oui. Mais Je n’ai pas mis Cruz au courant.
-Pourquoi elles n’ont pas attendu que vous interveniez toi et ton équipe ?!
-J’ai dis à Mitchell que nous n’interviendrions pas avant un laps de temps. C’est une opération importante et délicate! Pourquoi tu crois que je suis ici ? Je traque la famille Mann depuis deux ans, et maintenant, j’ai la possibilité de les faire couler ! Il faut faire ça dans les règles de l’art !
-Donnes moi l’adresse ! ordonna le sergent comme si il était à deux doigt de la gifler.
-Non. Répondit froidement Rachel.
Bosco s’approcha un peu plus et ajouta :
-Je te conseille sérieusement de me la donner. Des agents sont en danger ! Il ne s’agit plus de ta petite carrière minable !
-Maurice elles ont fait un choix ! assura Mac.
-Si tu es allé dire à Faith Mitchell que tu attendrais un « laps de temps » avant de trouver celui qui a tenté de tuer sa fille, il ne faut as t’étonner si elle t’as un peu désobéît ! Maintenant, tu me donnes cette adresse !
-Même si je te la donne, tu ne pourras pas y aller seul !
-Ca, ça ne te regarde pas ! dit-il nerveusement.
Mac le regarda un dernier instant avant d’aller vers son bureau pour sortir un document de son tiroir. Elle s’avança ensuite vers le sergent et le lui tendit en disant d’un ton mesquin :
-T’attend pas à ce que je te donne mes hommes !
Bosco lui arracha la feuille des mains et dit avant de claquer la porte :
-T’attend pas à t’en sortir aussi facilement Rachel !
Bosco descendit les escaliers et se dirigea vers les vestiaires où il espérait trouver des hommes de confiance pour l’aider dans sa tâche. Il tomba sur Sullyvan dan le couloir et lui expliqua toute la situation. Sully laissa entendre que Mac aurait une « correction » et il proposa Davis, Finney, Monroe et Carter pour l’accompagner. Il tapota ensuite sur l’épaule du sergent en disant un sincère et rassurant « on va les retrouver ».
Pendant que Sully s’occupait de rassembler les équipes, le sergent s’avança vers Mélina qui jouait encore avec London dans l’entrée. Il s’accroupit à sa hauteur et dit :
« On va retrouver Ritza. »
L’enfant fronça les sourcils et demanda :
-Pourquoi ? Elle s’est perdu ?
Bosco acquiesça d’un signe de tête en pensant qu’une enfant de quatre n’avait pas besoin d’en savoir d’avantage.
-Vous avez besoin de moi ? demanda London, assise sur le banc.
Bosco leva les yeux vers elle et hocha la tête en répondant :
-Il vaut mieux que tu restes avec Nina. Tant que cette histoire n’est pas réglée, il ne faut pas la laisser seule.
-Très bien ! répondit Elisa en caressant les cheveux long et bruns de l’enfant.
A ce moment précis, Carter entra dan le commissariat et tomba nez à nez avec Bosco et London. Les lunette de soleil sur le nez, il les enleva et fit un clin d’œil à l’enfant, apparemment ravie de revoir « le joli imbécile ». Nick regarda ensuite Bosco et lança :
-J’espère que la raison pour laquelle tu as interrompu ma séance de gym vaut le coup Spaghetti !
Le sergent se leva et lui demanda de le suivre dans la salle de briefing. Avant de se diriger vers l’escalier, Nick regarda Elisa et lui fit un sourire charmeur. London leva les yeux au ciel d’un air désespéré et reprit ses activités avec la petite.
Salle de Briefing 12 :50
Sully venait d’expliquer la situation à 55 Dany et 55 Charlie.
Davis et Finney se montrèrent tout de suite volontaires en posant des questions multiples tandis que Sacha, à la grande surprise de toute, paraissait plus réticente.
« Combien ils seront ? »
-D’après Mac il seront deux peut-être trois.
-C’est jouable ! dit Davis.
Carter, quant à lui ne parlait pas et fixait le sergent. Bosco, agacé, le regarda et demanda sèchement :
-C’est quoi encore ton problème ?!
-J’ai pas mangé ce midi ! répondit-il aussi tôt.
Tous, se tournèrent lentement vers lui et Bosco lança :
-T’es vraiment taré !
-Non ! Juste affamé ! Mais je suis d’accord pour risquer ma vie et sauver tes « amies » alors…
-Oh et bien merci Monsieur Carter de nous accorder tes services pour aider des agent de la police de New York ! intervint Sully.
-De rien ! répondit Carter, sans se démonter.
15 :00, devant l’usine désaffectée.
Les équipes étaient prêtes mais Bosco se rendit compte d’une chose : Le bruit des sirènes allait peut-être alerter les malfaiteurs. Il ordonna donc qu’on se fasse plus discrets, même si il était sans doute déjà trop tard ! Tous les policiers se positionnèrent alors aux entrées du bâtiment, avec la ferme intention de pénétrer à l’intérieur. Ils n’eurent cependant pas le temps. On entendit une explosion aux deuxièmes étages, puis une seconde, beaucoup plus violente. Bosco regarda en l’air et regarda le bâtiment, effrayé. Faith et Maritza étaient-elle encore en vie ?!
15 :19, avant l'explosion. les policiers sont encore en bas
L’homme sortit de la pièce et Cruz fit un léger sourire. Avant qu’il n’entre, elle avait réussi à faire céder le tuyau, un peu rouillé. A cause de l’appréhension qu’elle ressentait, ses forces s’étaient momentanément décuplées malgré les nombreuses douleurs qui la faisaient gémir. Elle parvint donc à se lever et se dirigea vers Faith qui lui demanda doucement :
« Qu’est-ce que tu fais ? »
-Je te sauve la mise ! Encore ! Ca devient vraiment une habitude Mitchell !
Maritza prit sa collègue par les pieds et la tira péniblement vers la fenêtre. Là, elle prit le tuyaux et brisa la vitre car elle devinait que celle-ci ne s’ouvrirait pas.
« Dépêches toi ! » dit le sergent en aidant Faith à se lever.
-C’est finit Cruz ! Laisses moi et sauves ta peau !
-C’est pas finit tant que j’ai pas dis que c’était pas finit ! Met toi bien ça dans le crâne ! riposta la jeune femme en passant la jambe de Faith par la fenêtre.
-C’est pourtant pas compliqué ! T’es en bonne santé alors tire toi ! Je te promet que je te hanterais pour m’avoir laisser à moitié morte ! Quoi qu’on ne sait pas si on va mourir ! Il a juste dit «dans dix minutes »
-T’es pas super perspicace même à moitié dans le coma Yokas !
-Mitchell ! rectifia nerveusement l’inspecteur en s’asseyant sur l’escalier de secours.
-Ouais ! Mitchell ou Yokas c’est pareil !
-Non pas vraiment ! dit péniblement Faith.
-Ouais ! Bon bref ! fit Cruz en sortant à son tour. Je disais t’es pas vraiment perspicace ! Qu’est-ce qui peut tuer des gens et qui est réglé comme des horloges ?
-Une bombe. Devina l’inspecteur en mettant son visage dans ses mains.
-Ouais ! approuva Cruz. Et c’est pour ça qu’il faut pas traîner ici !
Là, elle aida Mitchell à se remettre sur pied, et alors qu’elles s’apprêtaient à descendre les escaliers, une petite explosion projeta l’inspecteur par-dessus la rambarde. Cruz, qui était tombé des escaliers cria son nom à la vue de son corps inerte, sur le sol de la ruelle. Maritza voulu la rejoindre mais une seconde explosion, plus puissante cette fois, provoqua l’effondrement de l’escalier de secours.
Le sergent atterrit violemment sur le couvercle d’un conteneur et son crâne commença à saigner.
*******************
Cruz se réveilla péniblement, au milieu d’une pièce vide. Les murs de cette pièces étaient blancs et elle se rendit très vite compte que l’odeur qui l’avait extirpée de son sommeil lui était familière. Doucement elle dit :
« Lettie ? »
Une douce main vint caresser son visage pour que la jeune femme se calme. Maritza ouvrit un peu plus les yeux et s’aperçu que sa sœur se tenait en face d’elle, un petit sourire au lèvre.
« Nina…est seule maintenant. » murmura le sergent.
Le sourire de Lettie s’agrandit et la jeune femme s’approcha de l’oreille de sa soeur pour y chuchoter :
« Ce n’est pas encore ton heure. »
Maritza se réveilla en sursaut sur son lit d’hôpital. Paniquée, elle regarda ses perfusions et toucha son crâne sur lequel on avait posé un large pansement. Elle fut surprise lorsqu’elle se rendit compte qu’elle ne ressentait aucune douleur et s’allongea doucement en soufflant. U infirmière arriva en courant dans la salle et s’approcha de la patiente.
« Vous êtes réveillé ?! Comment vous sentez vous ? »
Martza ouvrit la bouche mais aucun mot ne parvint à s’en échapper.
« Très bien. dit l’infirmière. Cela fait deux semaines que vous êtes dans le coma. Vous comprenez ce que je vous dit ? »
Le sergent fronça les sourcils et acquiesça lentement d’un signe de tête.
-D’accord. Nous vous avons transféré il y a deux jours dans la même chambre que votre partenaire.
Le sergent ne comprenait pas jusqu’à ce qu’elle tourne la tête vers Faith, allongée sur le lit d’a côté.
« Comment ?... » commença la jeune femme.
-Elle va bien. Coupa l’infirmière. Votre cas était plus délicat. Vous avez eu une commotion cérébrale et Madame Mitchell a du se remettre de sa chute ainsi que des nombreux coup qu’on lui a infligé.
Maritza écoutait à peine l’infirmière car elle parvenait encore à sentir l’odeur de Lettie. Elle tourna un peu la tête et vit deux bouquets de Lys, posaient sur la table de chevet.
« C’est un jeune homme qui les a apporté. » informa l’infirmière, qui avait remarqué le regard du sergent sur les fleurs.
L’infirmière marqua un temps et ajouta : « Une jeune fille blonde est également venu vous voir et vous a apporté un bouquet tellement immense, qu’il n’y avait pas assez de place dans la chambre. On a du le poser sur la fenêtre. Ces deux personnes viennent très souvent. …Il faut que je vous laisse vous reposer maintenant. »
Maritza ferma les yeux et songea à ce bouquet de lys. Bosco savait que c’était sa fleur préférées, mais ce qu’il ne savait pas, c’était que Lettie les adorait également. Depuis, Maritza en déposait régulièrement sur sa tombe.
« Toi t’as eu des fleurs ! » dit une voix.
Cruz regarda Fath, qui s’était tourné vers elle.
« Moi j’ai eu un arbuste ! Oh , il a bien fait marqué « Bon rétablissement » sur une petite pancarte mais ça reste un arbuste ! »
-Il…t’as offert un arbre ? » se moqua gentiment Cruz.
-Non…un petit arbre plein de vivacité ! C’est censé représenter mon rétablissement. Enfin…c’est ce qu’il m’a dit pour se justifier !
Il y eu un court silence lorsque Maritza repris, la voix étonnement claire :
-On a faillit y passe cette fois !
-Ouais…approuva Mitchell. Je crois qu’on a un peu dépassé les bornes !
A ce moment précis, Emily renta dans la pièce, le bras dans un plâtre en s’exclamant :
-Un peu ?! Je trouve que tu les as bien dépassé moi !
On venait d’avertir Bosco du réveil de Maritza. Il se tenait à l’extérieur, et étrangement, il avait peur de rentrer dans la pièce. Ce qu’il allait dire à la jeune femme allait la bouleverser. Cruz venait à peine de se réveiller, et elle n’avait pas fini de souffrir.
**************************
Bosco pénétra dans la chambre d’hôpital et Faith fut la première à lui sourire en disant :
« Je lui ai dis que tu m‘avais acheté un arbre. »
Bosco sourit timidement et s’approcha de Cruz.
« Faites comme si j’étais pas là ! s’exclama Mitchell. De toute façon je ne suis plus là ! » la jeune femme se retourna dans le lit et regarda sa fille qui venait de s’asseoir près d’elle
Maritza regarda Bosco qui prenait une chaise.
« C’est quoi encore ton problème Boscorelli ?! » lança-t-elle en souriant, épuisée de toujours faire la même remarque.
Le jeune homme fronça les sourcils et dit doucement :
-C’est…Nina.
Maritza s’assit, paniqué et demanda :
-Quoi Nina ? Elle va bien ?! C’est toi qui t’es occupé d’elle.
-Heu…ouais. Pendant un temps.
-Pendant un temps ? répéta Cruz, qui ne comprenait pas où son collègue voulait en venir.
Bosco respira profondément et dit finalement à mi-voix :
-Les services sociaux sont venus la reprendre la semaine dernière. J’ai rien pu faire.
Cruz fixa un moment son partenaire tout en ne sachant quoi répondre.
- Dis quelque chose s’il te plait. Demanda le sergent, en regardant la jeune femme.
-La…la reprendre ? bégaya finalement Maritza.
Faith se retourna lentement tandis qu’Emily observait aussi la scène.
-Maritza. Dis doucement Bosco en prenant la main de l’agent. Ils sont venus la reprendre à mon appartement la semaine dernière.
Cruz retira brusquement sa main et tout en lançant un regard noir au jeune homme elle lui demanda :
-Et sous quels motifs ?
Bosco baissa les yeux et répondit doucement :
-Irresponsabilité du…parent adoptif. Ils ont appris….pour votre petite mission.
-Ils n’avaient pas le droit de la reprendre alors que je n’étais pas là ! protesta Cruz.
-Ils m’ont montré leur papiers…ça avait l’air d’être en règle. Assura le jeune homme.
-On se fiche des papiers put.ain Bosco ! cria Cruz en commençant à se lever.
-Wow tu vas où là ?! demanda le sergent en se précipitant vers elle.
-Ca se voit pas ? Je me tire d’ici !
-T’es givrée ou quoi ? s’exclama-t-il en l’obligeant à s’asseoir. Tu viens de te réveiller d’un coma !
A ce moment précis, un docteur pénétra dans la salle.
« Vous ne pouvez pas sortir maintenant ! C’est de la folie ! »
Là, Bosco se retourna vers le médecin et lança sans lâcher Maritza.
-Trouvez de meilleurs arguments parce que c’est pas ça qui va l’empêcher de se barrer !
-Bosco tu me laisse passer ! s’emporta Cruz en le repoussant.
Le docteur se mit devant la jeune femme et en regardant le Sergent Boscorelli il demanda :
-Vous voulez que je fasse quoi ? Que je l’attache ?!
Le jeune homme acquiesça et dit :
-Trouvez moi une corde et je me charge du reste !
Le médecin leva les yeux au ciel et tout en posant ses yeux sur Cruz, qui retirait péniblement ses perfusions il dit un peu sèchement :
« Madame ! Vous n’êtes pas en état de quitter cette chambre ! Votre vie est sous ma responsabilité ! »
-Ecoutez docteur ! C’est très sympa ce que vous avez fait ! assura Maritza en enlevant sa dernière perfusion sous les yeux grimaçants de Bosco. Mais moi aussi j’ai des responsabilités ! Quoi qu’en disent ces fils de p.ute de services sociaux !
Résigné, le docteur leva les bas au ciel en s’exclamant :
-J’ai jamais vu ça ! Une patiente qui vient de sortir du coma et qui s’en va aussitôt !
Cruz s’avança vers el lit de Faith et prit les béquilles qui étaient près d’elle.
« Je peux te les emprunter ? » demanda-t-elle sèchement et rapidement.
Faith se leva un peu et lança :
-Je crois que c’est déjà fait !
-Merci ! fit Marita en sortant de la salle.
Bosco fit un sourire gêné au docteur et couru derrière Cruz en cria :
-Hey ! Tu vas pas les traiter de fils de p.ute hein ? C’est pas comme ça qui vont te rendre Nina !
**********************
Bureau des services sociaux.
Ce que l’on dit à Maritza Cruz ce jour là ne fut guère réjouissant. Pour les services sociaux, c’était une femme irresponsable et qui se mettait trop souvent en danger pour pouvoir élever un enfant. Cruz exigea qu’on lui rende ce qu’elle considérée depuis peu comme sa fille mais tous refusèrent. Ils refusèrent même tout contact entre la petite et sa tante jusqu’à nouvel ordre. Cruz leur demanda ce qu’ils attendaient d’elle et ce fut à ce moment précis qu’une vieille dame s’avança vers elle pour lui dire que dans environs trois semaines, elle viendrait sur le lieu de travail du sergent et s’inviterait dans son appartement durant toute une journée pour évaluer ses compétences en tant qu’éventuelle mère adoptive. Maritza sourit à cette idée car elle cru d’abord que c’était une blague. Lorsqu’elle comprit que c’était sérieux et qu’elle ne reverrait pas Nina avant un mois ou peut-être même jamais, elle resta là, sans rien dire et pour la première fois, elle était paralysée par la peur.
Camelot, 2 jours plus tard.
Cruz poussa pour la première fois depuis trois semaines la porte d’entrée de Camelot. Elle monta directement mais péniblement les escaliers sans faire attentions aux regards qui étaient porté sur sa béquille.
Sully se tenait sur la passerelle et attendait que cet agent qu’il considérait comme « suicidaire et cinglé».
Cruz croisa son regard et lança, comme pour se justifier :
-Je m’ennuyais chez moi !
-Je vois ça ! fit Sully, sarcastique. C’est vrai que prendre un peu soin de ton pied et de ton crâne après t’être pris une énième grenade en pleine face ça doit être particulièrement ch.iant !
Maritza sourit et assura :
-T’as tout compris lieutenant.
A ce moment précis, Maritza entendit un cri provenant du couloir. Comme elle reconnu la voix de celui qui paraissait très contrarié, elle leva les yeux au ciel et s’exclama en regardant Sully :
-Oh non !
Le jeune homme en colère était bien entendu Bosco qui criait sur un officier parce qu’il n’avait pas bien rempli le suivit d’un dealer. En arrivant sur la passerelle et en voyant Maritza, Bosco oublia l’officier et cria de plus belle :
-Qu’est-ce que tu fous là ?!
Cruz ne lui répondit pas et passa devant lui pour se diriger vers le couloir. Bosco la suivit des yeux et Sully s’exclama :
-Il y a quelques changements Cruz !
Maritza fit comme si elle n’entendait pas et ouvrit la porte de son bureau.
Elle fut surprise lorsqu’elle vit que toutes es affaires avaient disparut et que des pilles feuille jonchaient le sol.
Les deux hommes arrivèrent près d’elle et Cruz dit, sans lâcher la salle des yeux :
« Pourquoi Bosco a prit mon bureau ?! »
-Pourquoi tu crois que c’est mon bureau ? demanda l’intéressé.
Cruz le regarda, lui sourit d’un air narquois et lança :
-Parce que c’est trop le bordel pour être celui de quelqu’un d’autre !
Bosco ne répondit pas et se contenta de lui faire le même sourire en coin, tandis que Sully informait:
-Il y a eu quelques changements !
-Pourquoi il y a toujours des changements quand je suis à l’hôpital ? Vous faites une sorte de réunion secrète à chaque fois et vous dites : « foutons le bordel comme jamais Cruz n’est pas là ?! »
-Non ! assura Sully, en regardant Bosco d’un air faussement gêné. Et puis faut dire que l’hôpital c’est un peu ta seconde maison ! T’y vas presque tous les mois !
Cruz et Bosco sourirent à cette plaisanterie et Maritza demanda finalement :
-J’ai encore un bureau ?!
Sully entraîna les deux sergents au bout du couloir en disant :
-Les locaux de la crime sont terminés depuis hier.
Là, il ouvrit une porte et le sergent Cruz découvrit une immense pièce avec deux bureaux, un petit bureau avec un ordinateur au fond de la salle, et plusieurs classeurs contre les murs.
-Il manque plus que la bannière : « Bienvenue à la maison Cruz ! » remarqua Sully.
Maritza pénétra dans la pièce et lança :
-Je croyais que c’était l’hôpital ma maison !
Sully semblait réfléchir et répondit :
-Tu as deux maisons ! Ici et l’hôpital !
Bosco et Cruz regardèrent Sully d’une drôle de façon et la jeune femme lui dit d’un air mesquin :
-Quand t’es partit dans ton délire on peut vraiment plus t’arrêter Sullyvan !
Le lieutenant sourit et commença à fermer la porte en disant :
-Bon je vous laisse à votre nouveau bureau !
Cruz regarda Bosco, paniquée et demanda tout aussi brusquement :
-On a le même bureau ?!
-Tu sais plus compter ? demanda Bosco. Il y a deux tables là !
-Oui vous avez le même bureau ! informa Sully avant de fermer la porte.
Cruz regarda son partenaire l’air désespéré et dit en se dirigeant vers une chaise :
-Ca risque d’être intéressant !
-Ou très chi.ant ! fit remarquer le jeune homme en allant lui aussi s’asseoir.
**********************************************
Cruz se battait avec des pilles de dossiers pour retrouver celui d’un ancien dealer quand Bosco se mit à souffler.
« Tu peux pas faire moins de bruit ?! » dit-il exaspéré.
Maritza leva les yeux vers lui, et tout en lui lançant un regard noir elle rétorqua :
-Je cherche le rapport sur Cleevman !
-Je l’ai rangé dans le classeur AB7 ! informa Bosco, l’air de rien.
Tandis qu’il reprenait ses activités, Cruz, se dirigea, surprise vers le fameux classeur. Elle fut d’autant plus surprise lorsqu’elle y trouva, comme convenue, le dossier Cleevman. Là, elle se retourna lentement vers le second sergent lorsque une grande blonde affichant un immense sourire pénétra dans la pièce.
« Alors c’est vrai ?! dit la jeune fille en se dirigea vers le fond de la pièce pour rejoindre Maritza. Vous êtes de retour ! »
Naturellement, posa ses mains sur les épaules de Cruz et elle dit comme un reproche :
« Vous devriez être chez vous entrain de vous détendre ! Après tous ces malheurs ! »
-Je vais bien ! assura le sergent en passant devant elle. C’est pour ça que t’es venue me voir ?
-En fait, rectifia Elisa, je suis venue vous voir tous les deux mais pour des raisons différentes. Bosco retira son nez du rapport pour regarder l’officier.
-Des nouvelles de Grosly ! devina-t-il.
-Exact sergent ! dit London, enjouée.
-Qui est ce mec ? demanda Maritza, un peu perdu.
La jeune fille se tourna vers son ancienne équipière et répondit l’air de rien :
-Ce n’est pas vraiment lui qu’on cherche ! Lui il a juste tué sa grand-mère pendant qu’elle faisait la vaisselle ! Il est arrivé par derrière avec une poêle à frire et BAM ! Plus de Madame Grosly !
Cruz esquissa un léger sourire et demanda lentement :
-Où est passé ta sensibilité légendaire ?!
-Que voulez-vous dire ?
Le sergent s’approcha un peu d’elle et répondit :
-Tu viens de me sortir une ce mec a « juste » buter sa grand-mère !
-Oh ! non vous n’y êtes pas ! assura l’officier. Si j’ai dis ça c’est parce que ce Grosly nous sert avant tout d’indique ! Le fait qu’il ait tué sa grand-mère on en a presque rien a ciré puisque les jurés n’ont pas été de notre avis et qu’ils pensent que c’est le chat qui a tué cette femme !
-Le…chat ?!! répéta Maritza, abasourdie.
A ce moment précis, Faith pénétra dans la pièce et demanda à voir Cruz seule à seule. Le sergent alla donc dans le couloir, laissant London et Bosco se débrouiller avec une affaire dont elle n’avait pas saisie le moindre sens.
« Alors ? Comment tu vas ? » demanda Mitchell en attendant que Cruz ait fermé la porte.
-C’est…très bizarre ici ! avoua-t-elle.
-Bizarre ? répéta l’inspecteur.
-Ouais ! assura le sergent. Bosco range des dossiers dans des placard classés grâce à des lettres et des chiffres ce qu’il veut dire qu’il connaît son alphabet et qu’il sait compter et London a dit : « on en a rien a ciré ! ». C’est très différent ! J’ai l’impression d’être partit depuis des mois !
Mitchell sourit à cette plaisanterie au ton rempli de sarcasme et repris un air plus que sérieux :
-Tu….Je ne t’ai pas remercié….
-De quoi tu parles ? coupa Cruz.
-Tu m’a sauvé la mise ! Encore.
-J’ai rien fais ! assura Maritza.
-Tu…commença Faith.
Le sergent soutint le regard de l’inspecteur et elle dit sèchement :
-J’ai rien fais.
Mitchell sourit un peu, comme si ce sourire la remerciait quand même et elle demanda :
-Tu as lu le rapport Mann ?
-Non. Répondit aussitôt la jeune femme.
-Tu ne sais toujours pas ce que sont devenu les deux sal.opards ?
-Je comptais prendre le dossier pour el lire ce soir. Mais je me dis que si Bosco était sur les lieux, ils n’ont pas du faire long feu !
-Ouais. Ils les ont attrapé ! informa Faith.
Il y eu quelques secondes de silences avant que l’inspecteur ne demande très sérieusement :
-Ca va ? Depuis…
Cruz sourit pour ne pas paraître triste et répondit :
-Ca peut aller. Je…je me dis que c’est pas encore fini…et qu’on me la rendra.
Faith garda le silence et se contenta d’acquiescer d’un signe de tête.
-Apparemment, ta fille va beaucoup mieux ! dit Maritza. Je me souviens de l’avoir vu à l’hôpital.
-Oui. Elle va mieux ! répondit Mitchell. Psychologiquement, c’est autre chose mais à part ça…
-C’est moche ce qu’elle a vécu ! remarqua Cruz, l’air de rien.
-On aimerait pouvoir les protéger….commença Faith.
-Mais on est parfois impuissant. Termina le sergent.
L’inspecteur esquissa un léger sourire et allait partir lorsque Cruz lança un bref et inattendu :
-Merci.
Faith tourna les talons et demanda :
-De quoi ?
-De ne pas avoir de la pitié pour ce qui m’arrive ! Bosco est venu quatre fois la semaine dernière en espérant me remonter le moral mais avoir une personne aussi désespérée que toi à tes côtés …ça fait qu’aggraver les choses !
-Mitchell acquiesça de nouveau d’un signe de tête et le silence se réinstalla lorsque une personne attira le regard de Maritza. Là, elle s’avança lentement vers la passerelle, suivit de l’inspecteur et elle lâcha un immense :
-Je rêve !
Faith suivit le regard de sa collègue et dit en esquissant un immense sourire :
-J’ai eu la même réaction que toi quand je l’ai vu ! Il l’on foutu en bas ! L’uniforme ne lui va pas si mal !
Le sourire de Cruz s’agrandit et elle dit d’un ton étrangement sombre:
-Rachel Macallister est sous mes ordres ! Si j’étais pas autant dans la mer.de ça pourrait être le plus beau jour de ma vie !
***************************************
Dans l’après midi, la 55ème avait été appelé sur les lieux d’une fusillade.
L’inspecteur Mitchell descendit en trombe de la voiture pour rejoindre les officiers déjà présents.
« Des blessés ? Des morts ? » demanda-t-elle à Ty Davis.
-Un blessé qui refuse de nous dire qui a tiré et une centaine de témoins qui est soudainement devenu sourde et aveugle !
-Ouais. La routine ! lança Faith en se dirigeant vers les secouriste.
Nieto et Grace étaient tous les deux entrain de mettre la victime sur un brancard quand l’inspecteur les interpella.
« J’en ai pour deux minutes Carlos ! »
Le secouriste retira aussitôt ses mains du brancard en s’exclamant :
-Fais ça vite ! C’est bientôt l’heure du déjeuné et ils font des prix chez PizzaPlus !
-Carlos ! protesta Foster.
Le jeune homme fit une grimace et se justifia :
-Désolé, c’était trop tentant.
Faith ignora les remarques habituelles du jeune secouriste et se pencha au dessus du blessé.
-Bonjour. Dit-elle. Je suis l’inspecteur Mitchell. Vous voulez me dire qui vous a fait ça ?
L’homme ne répondit pas et Mitchell insista :
-Monsieur, des gens surveilleront la porte de votre chambre d’hôpital ! Il ne vous arrivera rien !
L’homme sourit et dit :
-Et ma femme ? Et mes gosses ? Qui les protégera ?
-Ils sont peut-être en danger ! Ceux qui vous ont fait ça peuvent aussi s’en prendre aux gens que vous aimez !
Le blessé fixa l’inspecteur un court moment avant d’exiger :
-Rappelez le chinois et la jolie demoiselle ! Je vais à l’hôpital !
Carlos, qui avait entendu ce que la victime venait de dire protesta :
-Hé !Je suis pas chinois !
-Ouais ! Ils disent tous ça ! fit remarquer l’homme, en gémissant.
-Mais enfin ! Pas du tout ! s’emporta le secouriste.
-Carlos ! On en a rien à faire ! Il est dans un sale état il faut aller à la Pitié ! fit Foster.
Alors que Grace venait de fermer la porte de l’ambulance, Faith retint Nieto par le bras.
« Qu’est-ce qu’il a exactement ?! »
-Deux balles se sont logé dans ses deux jambes.
-Il n’avait pas l’air de souffrir. Fit remarquer Mitchell.
-Ouais. Approuva le secouriste. Ill a l’air bizarre de toute façon !
-Tu dis ça parce qu’il pense que tu es chinois ! devina Faith, tandis que Nieto montait à côté du blessé.
-Mais je suis pas chinois !assura-t-il, exaspéré.
-Vous êtes quoi alors ? demanda la victime.
-Je suis beaucoup de choses à la fois ! répondit Carlos en disant au revoir à Faith d’un signe de tête.
-C'est-à-dire ?
-Je suis une sorte de cocktail exotique ! dit le secouriste, songeur et souriant.
Camelot, un peu plus tard.
Vestiaire.
Ty et Brendan pénétrèrent dans la pièce pour rejoindre Monroe et sa coéquipière actuelle, Elisa London.
London était assise sur un banc entrain de raconter une histoire visiblement rocambolesque à sa partenaire, ce qui éveilla la curiosité des deux autres officiers.
« Des histoires de filles ? » demanda Ty, en s’asseyant auprès de son épouse, le sourire au lèvre.
-Non ! Pas vraiment assura London. Je racontais juste à Sacha les éléments que je n’ai pas oublié au sujet de mon mariage.
-Tu t’es marié ?! dirent les deux officiers, en cœur.
-Félicitation ! ajouta Davis.
-Oh ! Non ! J’ai divorcé depuis plusieurs années !
-Tout s’explique ! dit Brendan, sarcastique.
-Ce que je ne comprends toujours pas, fit Sacha. C’est pourquoi tu n’as pas simplement fais annulée mariage ! Vous étiez soûl tous les deux et vous étiez à Las Vegas !
-En Californie, expliqua London. L’état d’ébriété est rarement un critère valable pour l’annulation d’un mariage.
-C’est officiel ! dit Davis en souriant. Les Etats-Unis sont littéralement coupés en deux ! On a vraiment rien à voir avec les Californiens !
Bureau de la crim.
Cruz était seule dans la pièce et elle en profitait pour remplir un dosser que les services sociaux lui avaient donné. Ce moment de tranquillité fut de courte durée car Bosco pénétra dans la pièce au bout de cinq minutes. En passant devant le bureau de la jeune femme, il posa un gobelet sur la table et alla s’asseoir. Cruz regarda le gobelet et demanda :
« C’est quoi ça ? »
-Du cyanure ! répondit le jeune homme, en levant les yeux au ciel.
-C’est du café ? dit-elle, en ignorant la remarque de son collègue et en se penchant au-dessus du gobelet.
-Bingo. Répondit Bosco en se replongeant dans un dossier.
-Pourquoi tu m’as apporté un café Boscorelli ?! demanda la jeune femme en le fusillant du regard.
Bosco, qui n’en cru pas ses oreilles, répondit, exaspéré :
-Parce que je m’en suis pris un et que j’ai pensé que t’en voulais peut-être un aussi !
-Ouais…bin arrêtes de penser ! J’avais pas soif !assura Maritza.
-Ok ! s’exclama Bosco, qui en avais plus qu’assez.
Là, il se leva et ajouta en criant :
-Fais en ce que tu veux de ce put.ain de café Cruz ! Tu peux le boire, le jeter et si tu te sens, tu peux même descendre en bas et le filer au vieux clochard qui campe devant Camelot depuis deux semaines !
A ce moment précis, on entendait une autre voix dans la pièce. Une voix qui était familière aux deux sergents.
« Encore un drame ! Qui est le suicidaire qui vous a foutu là tous les deux ?!»
Sans se retourner, Maritza devina de qui il s’agissait.
« Jelly ?! » dit-elle.
Bosco sourit et s’avança vers ce qu’il considérait comme un « ancien » collègue et lui donna une tape dans l’épaule.
Cruz se leva pour lui souhaiter la bienvenue et Jelly remarqua sa béquille. En faisant sa grimace habituelle il lança :
-Où est-ce que t’es encore allé te jeter toi ?!
-C’est une longue histoire ! fit Maritza, en regardant elle aussi sa béquille.
-Et toi ? T’étais où ces derniers mois ? demanda Bosco en lui donnant une autre tape dans l’épaule.
-D’abord t’arête de me martyriser Boscorelli ! Je suis pas un de ces camés que tu te fais une joie de plaquer contre tous les murs de la ville ! fit-il remarquer en se décalant un peu vers Maritza. Bref, reprit-il. J’étais dans un endroit paradisiaque loin de tout et j’ai fais la connaissance de pas mal de monde ! Après l’incendie, j’ai eu besoin de faire break !
Bosco et Cruz se regardèrent et froncèrent les sourcils car ils ne semblaient comprendre son besoin de faire un « break »
Jelly remarqua cette incompréhension et se sentit le devoir de préciser :
-Je suis pas un acharné du boulot MOI !
Bosco et Maritza firent une petite grimace comme si on venait de les démasquer et Jelly décida de quitter la pièce pour rejoindre son nouveau bureau. Avant de partir il regarda la salle et dit :
-C’est pas normal que le bureau de la Crim soit plus clean que celui des inspecteurs ! Je vais demander à Yokas de faire de la déco !
-Michell ! rectifièrent les deux sergents.
Jelly ne bougea plus pendant un instant et dit :
-Wahoo, elle a fais fort ! Elle elle a même changé de nom ! Au fait Bosco , toi, tu as une plaque maintenant ! félicitation !
Bosco le remercia et l’inspecteur quitta la pièce.
Le sergent retourna vers son bureau et Cruz marqua un temps avant de se retourner vers lui et de demander :
« Il y a un clochard qui campe devant Camelot depuis deux semaine ?! »
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Jelly se dirigea vers le bureau des inspecteurs qui se trouvait désormais à l’autre bout du bâtiment. Il traversa donc le premier couloir, se retrouva sur la passerelle et traversa le second couloir pour arriver devant une porte fermer et derrière laquelle il découvrit l’inspecteur Mitchell, entrain de regarder une vidéo.
« Je crois que je me ferais jamais à ce bureau ! » dit-il
Sans se retourner, Faith lança :
-Déjà de retour ? Ton expédition dans le nouveau Camelot s’est bien passée ?
-Et bien…je le trouve plus classe que l’ancien.
-L’ancien était très vieux. Fit remarquer l’inspecter.
Jelly fit une grimace en s’asseyant près de sa collègue et en rétorquant :
-Il avait à peu près mon âge !
Mitchell sourit et appuya sur la touche stop pour expliquer la situation à son partenaire.
« Un homme a été agressé devant un parking. Du coup, on a pu retrouver une vidéo… »
-Laisses moi deviner ! dit Jelly. Le mec ne connaît pas son agresseur.
-Oh il le connaît ! objecta Faith avec ironie. Ce qu’il y a c’est qu’il a momentanément perdu la mémoire !
-C’était quelle genre d’agression ?
Faith s’adossa à son siège et appuya sur lecture en guise de réponse.
Sur la cassette, un homme marchait tranquillement vers sa voiture lorsqu’une autre voiture arriva derrière lui. Le conducteur sortit un arme et tira dans les deux jambes de la victime. L’homme tomba à genoux. Autour de lui, des dizaines de personnes. Ces même personnes qui avaient prétendu n’avoir rien vu et rien entendu.
-Il est mort ? demanda Jelly.
-Non. Dit Faith.
-Alors laisses tomber ! On a déjà assez à faire avec les macabés pour s’occuper aussi des survivants ! Refile l’affaire aux deux zouaves du bout du couloir ils ont l’air de pas mal s’emm.erder dans leur paperasse. En plus, ils sont à deux doigts de se tuer !
-Si je m’intéresse à ce cas, avoua Mitchell, c’est parce que je surveillais le secteur.
Jelly, qui venait de se lever pour aller chercher des beignets, se retourna vers sa partenaire et demanda :
-Pourquoi tu connais ce secteur ? Un violeur dans le coin ? Un éventreur ?
-Non rien de tout ça ! protesta la jeune femme. C’est…personnel. Ajouta-t-elle en prenant la cassette.
-Ah ! Si tu veux rien me dire…tu fais comme tu veux.
Alors que l’inspecteur allait passer la porte, Faith l’arrêta net en s’exclamant :
-C’est un dealer !
Jelly se retourna de nouveau et, en faisant une grimace.
-Alors files ce secteur à Cruz ! Selon Sully , elle est tellement en manque d’action que si tu lui en donne pas à manger tout de suite, elle va finir par bouffer Bosco !
-Je peux pas le filer à un sergent car c’est personnel !
Faith prit une profonde inspiration et dis à mi-voix :
-Je le soupçonne de vendre de la drogue dans le lycée de ma fille !
Jelly se rapprocha un peux et d’un ton extrêmement sérieux il demanda :
-Et tu penses que ta fille…. ?
-Je pense…que oui. Mais je n’ai aucune preuve et je sais qu’il faut éviter de provoquer une gamine de 17 ans quand on a pas de preuve à l’appuie ! C’est comme…une explosion de 15 bombes atomiques en même temps dans un tout petit appartement de 50 m2 !
-Je vois. Dit Jelly. Je veux bien t’aider à le coincer ! Mais il ne faut pas que ça nous empêche d’avoir d’autres affaires !
Mitchell acquiesça d’un signe de tête en souriant en guise de remerciement.
Bureau de la Crim.
Bosco sifflotait la mélodie de la tragique chanson « cette nana c’était la miennes » quand Cruz le rappela à l’ordre.
« On va faire des règles ! » dit-elle en se positionna devant lui, es bras croisés.
-Des règles ? répéta-t-il en croquant dans son sandwich.
Maritza prit la feuille sur laquelle son partenaire était entrain d’écrire ainsi que le stylo qu’il avait dans la main. Elle se pencha un peu pour le regarder droit dans les yeux et affirma une nouvelle fois d’un ton extrêmement calme:
-Des règles !
Bosco s’approcha un peu plus du visage de la jeune femme et dit doucement et sèchement, comme s’il s’agissait d’un défit :
-Je t’écoute.
Cruz sourit et commença à écrire :
Règle n°1 : Tu ne chantes plus « cette nana c’était la mienne » devant moi !
-Et sera tout. Dit-elle en allant s’asseoir.
-Comment ça ? C’est finit ? s’étonna Bosco. Juste une seule règle ?
-Pour l’instant ! répondit Cruz. Et toi…tu pourras aussi…me donner des restrictions !
-Je vais me gêner ! assura ironiquement le jeune homme. Interdiction formelle de te suicider ! Mais ça m’étonnerait que ça te branche comme règle !
-On avait déjà discuté de ça Bosco ! s’emporta Cruz en lui lançant un regard incendiaire. Ce n’était pas du suicide !
Exaspéré et à cran Bosco se leva d’un bon, jeta son sandwich dans la poubelle et en passant devant le bureau de Cruz il s’arrêta et la regarda un court moment avant de sortir de la pièce.
Elisa London avait entendu parlé de ce sans abris qui était devant le commissariat. Ce fut avec rapidité qu’elle sortit du bâtiment pour rejoindre le vieillard. Elle se positionna devant lui, afficha un sourire naïf, comme si ce sourire pouvait guérir tous les maux de ce homme.
« Bonsoir. » dit-elle.
Le sans abris ne lui répondit pas et elle décida d’insister.
« J e suis officier de police »
Là, le vieillard leva les yeux vers elle et dit sèchement :
-Vous êtes en uniformes mademoiselle ! J’ai pas de maison mais je suis pas débile !
-Désolé. Fit Elisa en faisant la moue.
-Ne vous excusez pas ! Je déteste les gens qui s’excusent !
-Désolé ! répéta London. Euh…pardon. Ajouta-t-elle.
-Ouais. Vous êtes bizarre pour un flic ! De toute façon, je déteste les flics !
-Euh…sans vouloir vous offenser Monsieur. dit-elle, confuse. Vous êtes devant un commissariat depuis pas mal de temps.
-Je voulais parler à une de vos collègues ! Mais elle ne m’a pas écouté ! Alors, j’attends ! En priant pour qu’un jour on m’écoute !
-Je suis confuse… commença Elisa, visiblement attristée.
-Allons je plaisante ! dit sèchement le sans abris. Je ne prie pas je ne crois pas en Dieu !
-Oh… fit l’officier. Vous…vous avez demandé quoi à ma collègue ? Je peux peut-être vous aider !
-Non. Répondit-t-il Je parlerais quand j’aurai envi de parler. Je défis le système des petits péteux en uniforme ! Je détenais une belle info, et vous ne l’aurez que lorsque je le déciderais !
-Vous…vous comptez rester là ? demanda Elisa un peu déconcertée par l’attitude du vieillard.
-J’ai bien un appart’ sur Central Park mais c’est vrai que je suis bien tenter de crécher dans la rue ce soir !
-Je…suis désolé je ne voulais pas…
-Arrêtez de vous excuser ! ordonna l’homme.
-Pardon. Dit l’officier avant de rentrer, tête baissée dans le commissariat.
Vestiaires
Cruz rejoignit Bosco dans les vestiaires. Elle l’avait suivit depuis qu’il était sortit du bureau. Le jeune homme était entrain d’ouvrir son casier pour se changer lorsqu’elle s’adossa au mur qui se situait derrière lui en lui lançant :
« C’était pas un suicide. Je pensais que t’avais pigé ! »
Bosco sourit d’exaspération en posant sa seconde arme sur le banc.
-J’ai rien pigé du tout et j’ai pas envi de piger !
-C’est quoi encore ton problème ! Ca pouvait aller et d’un coup tu t’énerves ! protesta Maritza.
Bosco se retourna d’un coup et cria :
-J’en ai mare que tu penses que rien est de ta faute ! Ouvres les yeux Maritza ! Tu fais que des con.neries et les gens qui tiennent à toi paraissent encore plus atteint que toi par ce qui t’arrives!
Cruz lança un regard très sombre à son interlocuteur et demanda nerveusement :
-Tu penses que ça ne me fait rien que Nina soit partit ?!
-J’en sais rien. Répondit-il franchement, sans se démonter. Je t’ai pas vu pleurer une seule fois, t’as…repris ta vie comme avant, tu rempli des rapports, tu fais tes pu.tains de règles à la con alors que tu sais que c’est pas ce qui est important en ce moment !
Maritza sourit nerveusement tout en empêchant ses yeux de s’humidifier. Sans aucune marque de faiblesse elle demanda froidement :
-Alors quoi ? Tu penses que j’ai un cœur de pierre ? Que je ne ressens rien pour personne ?
Là, elle s’approcha lentement de lui sans le lâcher du regard et elle ajouta, la voix pleine de haine et de déception :
-En fin de compte, t’es pas différents de tous les autres ! Tu sais quoi Bosco ? Vas te faire voir !
Elle se dirigea vers la sortit, et s’arrêta un moment avant de franchir la porte pour dire ces derniers mots :
- Ce qui s’est passé entre nous ne doit pas interférer dans les affaires. On forme une équipe alors…
-C’est bon ! assura sèchement Bosco. C’est très clair.
Cruz sortit des vestiaires plus que jamais blessé et sur les nerfs, laissant un sergent Boscorelli étrangement déconcerté.
Fin du premier épisode
